Le cabaret des douaniers

GR 34 intégral, 2126km du Mont Saint-Michel à Saint-Nazaire

Présentation

Nous avons envie de faire autrement.
Non par provocation, mais par désir.
Celui de l’itinérance, de l’aventure humaine, du voyage en local, de l’écologie en acte, du défi non-connecté : freiner.
Nous voulons (re)penser la production d’un spectacle et sa diffusion, ses liens aux paysages et aux gens.
Mais surtout, inventer un spectacle sous influence : celle des rencontres faites là où dansent le hasard et la nécessité.

Un projet en trois temps

LA MARCHE

Du Mont-Saint-Michel à Saint- Nazaire
Mi-août → fin novembre 2027 100 jours d’itinérance
20 km / jour (≈ 4 km/h)
La guinguette des Douaniers :
Rencontres, collectage, immersion dans les territoires traversés, expérimentation artistiques.

LES RÉSIDENCES

Temps de recherche et de création
Durée : 1 à 2 mois
Période : de mars à mai 2028

LA TOURNÉE

Création printemps 2028
Spectacle pour l’espace public Grande jauge : entre 500 et 1000 personnes

LA MARCHE : LE SENTIER DES DOUANIERS – GR34

RÉPÉTER EN MARCHANT : LA GUINGUETTE.

Nous aurions pu marcher dans les steppes mongoles, nous hasarder dans l’Aventure exotique, lointaine et dangereuse. Mais pourquoi chercher
« l’autre bout du monde » pour perdre nos repères alors qu’ici, chez nous, c’est déjà le bout du monde (Pen ar bed) où nous attend le plus grand sentier d’Europe ? Regardons notre monde en face puisque nous sommes « au bout ». Il est temps pour nous de freiner, de ralentir et de voyager léger.

Chaque jour de marche est l’occasion d’une réflexion sur le spectacle à bâtir : des séquences sont testées, des idées de formes débattues, travaillées et retravaillées, sous influence du réel et des rencontres, et pendant 100 jours. Le sentier sera notre salle de répétition. Certains soirs, dans un camping, un bar, un mariage ou une fête communale, nous improvisons des entrevues joyeuses, nous répétons-recherches en public.

INVITER DES HABITANT·E·S À MARCHER AVEC NOUS

Inviter les habitant·e·s à marcher avec nous, quelques heures ou quelques jours, à nous rencontrer ou à nous raconter : en témoignage de nos pérégrinations artistico-pédestres, nous présenterons dans les bourgs des extraits de répétitions, des lectures de textes en cours, des photos, des histoires glanées,

ÉCRIRE DES TEXTES EN MARCHANT.

Commande sera passée à un aéropage d’auteurs et d’autrices qui seront en accords avec l’idée de venir marcher avec nous, deux jours ou une semaine peu importe, mais eux aussi devront écrire à partir de l’expérience vécue, des discussions, des paysages… Les mots naissent du mouvement, des panoramas, des gens qu’on appelle « les autres ». La dramaturgie se construit comme une contrebande : à une époque où les normes sociales et les codes de conduite régissent nos vies, que reste-t-il à inventer dans les marges ? Mais aussi : « comment freiner ? » La marche à pied est un interstice, un espace de liberté où l’on rêve encore par et pour soi- même, qu’on soit marin, paysan, philosophe ou auteur. Ces textes servent de base pour des séquence de cabaret, des chansons, des slams, des voix off… etc. Ils seront couplés avec des écrits déjà publiés sur l’art de marcher, en philosophie, littérature ou poésie. En guise de « lucarne », afin d’orienter les autrices et auteurs, nous avons formulé cette question : « Entre terre, mer et contrebande, où sont les lignes de résistance quand on marche ? » des objets ou des chansons tout en discutant avec l’auditoire en présence de l’état de la troupe… c’est La Guinguette des Douaniers : une fête inattendue, informelle, qui se joue sans être programmée, dans de petits lieux, au fil de l’eau. La Guinguette est l’outil de l’impromptu qui prépare les retrouvailles (avec le spectacle) mais surtout un procédé qui nous permet d’aller saisir « les autres » au cours de la longue randonnée.

ÉCRIRE DES TEXTES EN MARCHANT.

Commande sera passée à un aéropage d’auteurs et d’autrices qui seront en accords avec l’idée de venir marcher avec nous, deux jours ou une semaine peu importe, mais eux aussi devront écrire à partir de l’expérience vécue, des discussions, des paysages… Les mots naissent du mouvement, des panoramas, des gens qu’on appelle « les autres ». La dramaturgie se construit comme une contrebande : à une époque où les normes sociales et les codes de conduite régissent nos vies, que reste-t-il à inventer dans les marges ? Mais aussi : « comment freiner ? » La marche à pied est un interstice, un espace de liberté où l’on rêve encore par et pour soi- même, qu’on soit marin, paysan, philosophe ou auteur. Ces textes servent de base pour des séquence de cabaret, des chansons, des slams, des voix off… etc. Ils seront couplés avec des écrits déjà publiés sur l’art de marcher, en philosophie, littérature ou poésie. En guise de « lucarne », afin d’orienter les autrices et auteurs, nous avons formulé cette question : « Entre terre, mer et contrebande, où sont les lignes de résistance quand on marche ? » des objets ou des chansons tout en discutant avec l’auditoire en présence de l’état de la troupe… c’est La Guinguette des Douaniers : une fête inattendue, informelle, qui se joue sans être programmée, dans de petits lieux, au fil de l’eau. La Guinguette est l’outil de l’impromptu qui prépare les retrouvailles (avec le spectacle) mais surtout un procédé qui nous permet d’aller saisir « les autres » au cours de la longue randonnée.

Par ailleurs, une commande spécifique sera passée à photographe (pour le diaporama du spectacle plusieurs auteur·ices ainsi qu’à un·e compositeur·ice en 100 photos pour 100 jours de marche) et pour cette création.

QUI VA MARCHER ?

Un groupe de quinze personnes marchera entre le Mont Saint- Michel et Saint-Nazaire. Il s’agit des technicien·nes, des interprètes, et des musicien·nes.
Pour les autres nous procèderons à des invitations. Venir marcher avec nous pour partager des ressources : auteurs et autrices, scientifiques, compositeurs, sportifs de haut niveau, sociologues, artistes divers… Chacun et chacune sera un point d’appui pour cerner des sujets qui nous semblent pertinents à aborder dans notre spectacle en construction. Mais aussi d’une longue liste d’invités de tous horizons, d’habitants et habitantes, désireux de partager et de soutenir cette épopée piétonnière extraordinaire, des administratifs, amis, curieux, assos de randonneurs, fanfares, écoles, des groupes, des journalistes, des partenaires… invitation à marcher, parfois à piqueniquer avec nous, le long du sentier comme dans les veillées impromptues de la Guinguette des Douaniers. Nous serons de plus suivis par un ou une

UNE TOPOGRAPHIE DE TOURNÉE EN 2 TEMPS.

Plus de 200 communes traversées pour deux temps forts :
– Tout d’abord, la randonnée de 100 jours avec La Guinguette des Douaniers, qui s’invente en chemin et se joue au fil de l’eau dans de petits espaces, avec ses collectages, ses interviews, ses photos, ses rencontres.
– Puis, la tournée : le retour sur les paysages des villes traversées, une ou deux saisons après, pour partager le spectacle créé : c’est Le Cabaret des Douaniers.

 

La forme finale :

équipe en tournée

Mise en scène : Charlie Windelschmidt
Interprètes : cinq à huit interprètes (comédien·nes + musicien·nes), en cours

UN CABARET-THÉÂTRE-DIAPORAMA : L’HISTOIRE D’UNE RANDONNÉE.

Imaginez un retour de voyage, mais pas n’importe lequel. L’équipe entière raconte, comme on le fait dans une soirée diaporama, son expédition à pied le long du GR 34, le plus grand sentier d’Europe : 2 090 kilomètres, cent jours de marche. On y projette des extraits vidéo, on y chante des chants glanés en chemin, on y montre des objets étranges, on y raconte des histoires qui font peur, des visages croisés, des voix enregistrées. Un collectage festif de récits, de sons, de paysages et d’humains.

L’HISTOIRE D’UNE AVENTURE RACONTÉE COMME UNE SOIRÉE DIAPORAMA, À LA SAUCE DÉRÉZO.

Le Cabaret des Douaniers est un spectacle grande jauge (entre 500 et 1000 personnes), une fête, un rassemblement, un temps de partage avec six à huit interprètes (comédien·nes + musicien·nes) au plateau. L’histoire cocasse et humaine d’une exceptionnelle aventure à pied de 2126 km, contée sur le principe d’une soirée diaporama, adaptée à la sauce Dérézo.

100 PHOTOS POUR 100 JOURS, ENTRECOUPÉES DE SÉQUENCES BURLESQUES

Un fil rouge de 100 photos pour 100 jours de marche entrecoupée de séquences burlesques sur les textes écrits sur mesure pour les randonneurs : chansons, numéros, témoignages, jeux, visuels, performances, etc. D’une durée d’une heure, il sera dressé sur un plateau haut, en bois, avec un grand écran servant de support scénographique, de système de jeux d’ombres, de carte géante, de tableau graphique, de décor de fond, etc. Ce sera un spectacle festif avec une bande d’acteurs et d’actrices musiciennes, capables de réenchanter ces deux genres insolites que sont les cabaret et la soirée diaporama.

DISPOSITIF SCÉNIQUE

– Plateau surélevé en bois
– Grand écran intégré à la scénographie
– Projections diaporama géant / jeux d’ombres

 

UNE EXPÉDITION AUX INSPIRATIONS BARIOLÉES :

Nos douaniers de science-fiction ne sont-ils pas aussi les gardiens donquichottesques d’une frontière de 2100 kilomètres entre l’eau et la terre, entre le rêve et la réalité, entre les poissons et les hommes ? Voici donc une liste non exhaustive de nos inspirations littéraires et filmiques :
– Saint Jacques…La Mecque, film de Colline Serreau.
– Randonneuses, Clémence Blot et Camille Chrétien.
– Into the Wilde, de Jon Krakauer.
– L’art de marcher, Rebecca Solnit.
– Marcher, Éloge des chemins et de la lenteur, David Le Breton.
– Le goût de la marche, Jacques Barozzi.
– La diagonale du vide : Un voyage exotique en France, Mathieu Mouillet.
– P’tit Quinquin, série de Bruno Dumont.
– Wild, Cheryl Strayed.
– Voyage d’une Parisienne à Lhassa, Alexandra David-Néel.
– Méfiez-vous des femmes qui marchent, Annabel Abbs.

Galerie

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